printemps

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samedi 20 juillet 2013

Brimborion estival



 Cette semaine, une sorte d'individu qui exerce la peu honorable fonction de ministre de la police a publiquement menti deux fois, et de la manière la plus opposée, attirant ainsi mon attention engourdie par la chaleur ( canicule, geignent les media).
    Dans le premier cas, cet homme a minimisé, en a même soufflé la négation, des gamineries un peu pillardes commises lors de la catastrophe du train déraillé, dans le second cas , il a aggravé, en a même sussuré la certitude, une accusation de préparation de massacre portée contre un musicien étranger désireux de ressusciter la religion des Vikings, ou quelque fantaisie païenne de cette espèce.
    Il y eut enquête, grand déploiements d'argousins et de juges , d'où il résulte que, pour la première affaire, il y a effectivement eu quelques incivilitès ( vols et jets de pierres en vieux français ) , et que, dans la seconde, aucune accusation ne pouvait être retenue contre l'adorateur d'Odin.
    Il y a certes, dans ce double mensonge, un double dessein – ne pas chagriner une population sacrée, dans le premiers cas, montrer la menace terrifiante ( mais jugulée ab ovo par le vigilant ministre ) et toujours renaissante que l'hydre-bête immonde fait peser sur la démocratie, l'égalité et les nourrissons.
   J'y vois surtout la nécessité, pour cette classe d'individus qui ne respirent qu'en occupant à chaque instant le devant de la scène ( les postes de télévision et la bouillie infâme  des réseaux sociaux ), de parler et parler sans cesse.
    " (les avocats) sont des êtres verbeux, forcés de cacher la disette des idées sous l'abondance des mots, d'éxagérer les petites choses et d'atténuer les grandes, d'écrire même et de penser à la grosse, comme ils le disent eux-mêmes".
   Antoine de Rivarol écrivait ces lignes en 1789, alors que les avocats dominaient et gouvernaient les Etats-Généraux transformés de leur autorité factieuse en Assemblée Nationale , les avocats ont continué d'exercer le pouvoir des décennies durant, ils ont été remplacés par des énarques-oligarques, qui en ont conservé la nature du discours, sans savoir en maîtriser le style.

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